Qu'écouter en été, quand on est enfermé en ville, pour conserver un minimum l'ambiance estivale que l'on a pu connaitre dans sa prime jeunesse ?
Déjà, Casper, de Girls in Hawaii, parce que c'est doux et souriant.
Ensuite, pourquoi ne pas se pencher sur un bon vieux classique, un morceau de Jack the Ripper, grimaçant sous le soleil ?
Pour une ambiance chaude et lourde, aride, avec une odeur de poussière marquée, il faut se précipiter sur quelques morceaux de Calexico, piochés au hasard, avant de se tourner vers 16 Horsepower.
Au final, concentrez-vous quelques instants sur du Loreena McKennitt pour y chercher un peu de fraicheur !
Que dire de plus, si ce n'est que c'est une façon détournée pour dire que je reprends ce blog ?
Amis de la bonne musique et de la bière fraiche, de bonnes choses se préparent !
INTERPOL :
Le mois de mai avance doucement, et nous laisse espérer une météo plus clémente, excuse parfaite à nos consommations de bière brune irlandaise.
Sinon, du côté de la musique, Interpol prépare un nouvel album, ce n'est pas un secret. Décrit par les membres comme un "retour aux sources", il marque cependant une nouvelle page dans l'histoire de nos musiciens en costume : le bassiste, Carlos Dengler, quitte la formation. Lu sur le site officiel : "Sadly, Carlos will not be joining us.
After the completion of the album, Carlos informed the rest of us that he would be leaving the band. He has decided to follow another path, and to pursue new goals. This separation is amicable, and we whole-heartedly wish him great happiness and success. We will remain, as always, deeply respectful fans of this blazingly talented individual."
Cette triste nouvelle risque de marquer la future musique du groupe, les lignes atypiques du vampire en question étant juste magnifiques. Ce n'est cependant pas surprenant, et la rumeur d'un possible clash tournait déjà lors de la sortie de leur précédent album, sur lequel, d'ailleurs, les basses de Carlos D. avaient perdu beaucoup de leur richesse initiale.
Espérons qu'Interpol soit capable de proposer quelque chose de neuf tout en préservant son identité ; en attendant, le morceau en écoute du nouvel album, Lights, fait preuve d'un charisme exemplaire, sans la basse dynamique et surprenante des deux premiers albums.
THE FITZCARRALDO SESSIONS :
Le groupe / collectif, petit frère du regretté Jack the Ripper (si vous ne connaissez pas, réparez cette erreur immédiatement) sera en concert le 03 juillet à la Salle Pleyel, en compagnie de Patrick Watson & the Wooden Arms (bon, et de Arnaud Fleurent Didier, mais j'avoue y accorder moins d'importance...). Le groupe aux cents voix propose des concerts de qualité, et manquer cet évènement serait dommage si vous êtes dans le coin...
Juste pour ne pas laisser le premier article seul, oublié de tous...etc.
Team Ghost, You never did anything wrong to me. Ça, c'est pour se défouler après avoir visionné pour la huitième fois le live de Satine (cf. article précédent).
Si vous avez envie de douceur, de choses moins agressives, d'ambiances aériennes, un petit tour du côté de Memoryhouse pourra vous régaler. C'est exactement le genre de musique qu'il faut pour regarder la pluie tomber, un soir de printemps, en fumant votre dernière cigarette, l'interdiction officielle venant d'être votée. Si le morceau Lighthouse vous plait, zappez juste son "MillionYoung Remix", c'est un conseil d'ami.
Premier article, premier coup de cœur ; j'ai aujourd'hui reçu le live de Satine, et le résultat est surprenant.
Surprenant de qualité et de rigueur : pour la petite histoire, il s'agit d'un projet indépendant, auto-produit, réunissant le groupe Satine et des musiciens de formation classique, afin de mêler les deux parcours autour des compositions dudit groupe. Pendant que mes yeux d'intoxiqué à Internet voient défiler des publicités dans le genre "sonnerie offerte, gratuite, 0 €, Baby de Justin Bieber !", les premières notes enchantent mes oreilles (d'intoxiqué à Internet, oui, aussi).
Surprenant aussi de créativité. Non pas que l'idée soit nouvelle (écoutez, par exemple, les reprises de grands classiques du rock par l'orchestre philharmonique de Londres), mais ici, la démarche semble différente. Satine, les musiciens de l'orchestre, le chef d'orchestre, et tout le petit monde gravitant autour et ayant permis l'accouchement de ce projet, amènent quelque chose de nouveau, d'énergique, de nerveux. Ce n'est pas "du rock et du classique", ou "de la classico-pop", mais une bestiole non-identifiée, originale et diablement séduisante !
Ce projet est donc auto-produit. Pas comme un acte politique, mais comme le simple passage nécessaire pour l'amener jusqu'au bout. On sait que les membres du groupe n'espèrent qu'une chose : voir cette expérience se renouveler, avec une production derrière, et même (mais quelle audace !) une rémunération à la clef !
Résumer ce qu'artistiquement ce coffret (CD + DVD + bel objet + un petit post-it avec un mot du groupe et un pin's, ca fait toujours plaisir, et c'est mon côté grand gamin !) propose serait difficile. Je ne peux que vous conseiller de vous précipiter sur le site officiel du groupe !